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Sainte Thérèse de Lisieux

Thérèse Martin est née dans une famille profondément catholique. Elle écrira que le Bon Dieu lui a donné des parents « plus dignes du ciel que de la terre ». Elle est la dernière de la fratrie : ses parents ont eu neuf enfants, dont quatre sont morts tout petits. Ses quatre sœurs deviendront religieuses, dont trois carmélites avec elle.

La mort de sa mère à quatre ans est une rude épreuve pour elle. Elle sera choyée et très aimée de son père, qui l’appelait sa « petite reine » et de ses sœurs, mais elle souffrira plusieurs années d’une très vive sensibilité.

Tombée gravement malade après l’entrée de sa grande sœur Pauline au Carmel, Thérèse est miraculeusement guérie par la Sainte Vierge dont elle raconte qu’elle lui a souri avec une tendresse et une bonté ineffables.

Elle reçoit une grâce de conversion dans la nuit de Noël 1886 qui la conduit à s’oublier complètement pour faire plaisir à Dieu et aux autres. Cette délicatesse de Thérèse qui ne cherche que la joie de Dieu sans se regarder elle-même sera au centre de sa petite voie. Désormais, elle ne pense qu’à consoler Jésus et à conduire beaucoup d’âmes à Lui.

Elle comprend que c’est au Carmel qu’elle pourra le mieux réaliser son rêve et après de nombreux obstacles dus à son jeune âge (elle ira jusqu’à implorer le pape Léon XIII), elle devient carmélite à Lisieux.

Thérèse va alors mener la vie qu’elle désirait tant, une vie très simple, cachée, sans rien d’extraordinaire, rythmée par la prière, le travail, la vie fraternelle. C’est à travers la vie ordinaire du quotidien qu’elle découvre de plus en plus l’amour miséricordieux du Bon Dieu.

Sœur Thérèse de l’Enfant Jésus comprend peu à peu qu’elle est appelée à mettre en lumière une petite voie toute nouvelle, inspirée de l’Évangile, la voie de l’enfance spirituelle, qui consiste à s’abandonner à Dieu comme un petit enfant entre les bras de son père. Alors que la sainteté pouvait apparaître à l’époque comme un chemin inaccessible, réservé à des âmes exceptionnelles, Thérèse comprend que la faiblesse n’est pas un obstacle.

Elle cherche à tout faire avec la plus grande intensité d’amour, sans chercher de récompense mais avec la seule joie de faire plaisir à Celui qu’elle aime.

Alors qu’elle éprouve une grande ardeur missionnaire, Thérèse comprend que le cœur de sa vocation, c’est l’Amour. C’est ainsi qu’elle parvient à unifier tous ses désirs et qu’elle aura une grande fécondité missionnaire, dans le monde entier, sans jamais sortir de son cloître.

Le 9 juin 1895, elle s’offre comme victime à l’Amour Miséricordieux, implorant la Sainte Trinité de la consumer par son feu, elle veut aimer au nom de tous ceux qui ne connaissent pas Dieu.

En 1897, Thérèse tombe gravement malade, elle va connaître de très dures épreuves intérieures, qu’elle offre pour la conversion des pécheurs. C’est à cette période qu’elle écrit son autobiographie, Histoire d’une âme, à la demande de ses supérieures.

Thérèse meurt le 30 septembre 1897.

Rapidement, le rayonnement de la sainte de Lisieux est exceptionnel : elle sera canonisée en 1925, deviendra patronne des missions et sera proclamée docteur de l’Église par Saint Jean Paul II en 1997.

La Petite Thérèse a ouvert la voie de la sainteté à toutes les âmes faibles et imparfaites, qui se sentent attirées par l’amour infini de Dieu.

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Citations

« C'est la confiance, rien que la confiance qui doit nous conduire à l'amour ».
« La perfection me semble facile : je vois qu'il suffit de reconnaître son néant et de s'abandonner comme un enfant dans les bras du bon Dieu. »
« Oui j'ai trouvé ma place dans l'Église et cette place, ô mon Dieu, c'est vous qui me l'avez donnée… dans le Cœur de l'Église, ma Mère, je serai l'Amour… ainsi je serai tout… ainsi mon rêve sera réalisé !!! »
« Vivre d'Amour, c'est bannir toute crainte Tout souvenir des fautes du passé. De mes péchés je ne vois nulle empreinte, En un instant l'amour a tout brûlé….. » (Poème Vivre d'Amour)
« Je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre ».
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Une vie en dates

  1. 2 janvier 1873

    Naissance à Alençon, en Normandie (France).

  2. 28 août 1877

    Mort de sa mère Zélie Martin.

  3. Guérison miraculeuse d'une grave maladie par l'intercession de Notre-Dame des Victoires (Pentecôte 1883).

  4. Grâce de conversion. Thérèse est libérée de l'extrême sensibilité dont elle a souffert plusieurs années (Noël 1886).

  5. 9 avril 1888

    Entrée au Carmel de Lisieux.

  6. 9 juin 1895

    Offrande à l'Amour Miséricordieux.

  7. 30 septembre 1897

    Mort de Thérèse après un an et demie d'une douloureuse maladie et d'épreuves intérieures.

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Congrégations

L'Ordre du Carmel

Le Carmel est un Ordre religieux contemplatif, fondé au XIIe siècle par des ermites en Palestine. Réformé par Sainte Thérèse d'Avila et Saint Jean de la Croix au XVIe siècle, tous deux docteurs de l'Église, la vie carmélitaine est caractérisée par son appartenance à la Vierge Marie et une forte dimension missionnaire qui s'exprime principalement par la prière. L'oraison est au cœur de la tradition spirituelle de l'Ordre. Le travail et la joie de la vie fraternelle font aussi partie du quotidien des carmélites. L'Ordre du Carmel est composé de trois branches : les frères, les sœurs, et les laïcs.